Fiches pratiques
Le comportement agressif
Plus ou moins fréquemment, les personnes démentes réagissent par la colère, l’irritation ou même l’agressivité. Elles crient, jurent, insultent et accusent alors celui qui désir les aider.
Parfois, cette colère s’exprime non seulement verbalement mais aussi par des gestes ou actes physiques. Les personnes démentes arrivent alors à pincer, frapper, griffer et mordre ou lancer des objets.
Aux yeux des proches, ces troubles du comportement sont apparemment causés par des incidents sans grande importance comme un événement inattendu ou une faute d’attention…L’apparition fréquente et importante de ces troubles est relativement rare mais ils peuvent néanmoins avoir un effet fort inquiétant pour l’entourage.
Le comportement agressif est rarement causé par la dégénérescence du cerveau. La plupart du temps, il s’agit d’une réaction de la personne démente à ses conditions de vie aggravées et son immense angoisse.
Mais qu’est-ce qui peut être déclencheur du comportement agressif ?
Les situations suivantes peuvent déclencher des comportements agressifs :
- La personne démente se sent excédée (par exemple, elle ne comprend plus une explication ou elle reçoit trop de stimulations à la fois).
- Elle mécomprend la situation qu’elle vit et les intentions des personnes autour d’elle. Elle se sent menacée et gênée car un soi disant étranger tente de lui remonter son pantalon.
- Elle est fâchée car elle se sent perdre le contrôle de sa vie et traitée comme un enfant.
- Elle est en colère car elle n’arrive pas à se faire comprendre.
- Par honte et oubli, elle reproche à d’autres les erreurs qu’elle a commises elle-même.
- Il y a conflit entre ce que le dément perçoit et la situation réelle (il refuse de mettre son pyjama car il est persuadé que c’est le matin et qu’il vient de se lever). Il se sent injustement traité, désavoué et il s’en défend.
- Le malade réagit à l’impatience, la colère et l’irritation de son entourage.
- L’immobilité forcée ou le manque de mobilité peuvent faire augmenter sa tension intérieure.
- La personne se sent prise dans un piège, coincée (par exemple dans une petite salle de bain).
- Elle n’est plus capable de gérer ses émotions à l’aide de réflexions et jugements adaptés.
Publié dans le Bloc-Notes (trimestriel de la Ligue Alzheimer) n°35

