Fiches pratiques
Inquiétude et déambulation
Beaucoup de personnes atteintes de démence démontrent, au stade intermédiaire de la maladie, un grand besoin de se mouvoir, ainsi qu’une inquiétude particulière. L’entourage familial se sent souvent dérangé par ce va-et-vient et se tracasse de savoir si le malade ne se fait pas du mal ou a peur qu’il ne quitte l’habitation sans pouvoir retrouver le chemin du retour. L’inquiétude augmente davantage si la personne démente déambule même la nuit, ce qui empêche l’entourage familial de prendre un repos nécessaire.
La mobilité et spécialement la marche a une importance cruciale pour la personne démente. Elle constitue une des rares activités que le malade peut encore exercer seul et de son propre chef. Marcher renforce la perception de son être physique (corps) et le sentiment de sa valeur propre au travers de la décision de se mouvoir, et cela a un effet positif sur son humeur. Il peut y avoir différentes raisons à ce besoin de bouger et d’être autonome :
- Inquiétude à cause d’une détérioration physique (par ex : douleurs, soif, problèmes de digestion, besoin d’uriner) que le malade n’arrive plus à interpréter ou exprimer d’une manière adaptée.
- Réaction à la prise d’un médicament
- Désorientation passagère due à un changement de lieu
- Impression du malade d’être coincé ou enfermé
- Réaction à une exigence excessive ou une tension (ex : trop de stimulations, une tâche trop difficile, un climat tendu et survolté dans l’environnement, le sentiment d’être dupé, vexé)
- Inquiétude par une interprétation erronée de la perception (voir des ombres et les prendre pour des voleurs)
- Envie d’exercer d’anciennes activités (ex ; aller au travail, s’occuper de ses enfants…)
- Chercher ce qu’on perdu, par ex. un objet concret , une personne de son passé (les parents, des habitants de la maison familiale)
- D’une manière générale, la recherche de sécurité et d’accueil chaleureux.
Publié dans le Bloc-Notes (trimestriel de la Ligue Alzheimer) n°31

