Fiches pratiques

Inquiétudes nocturnes

Causes et remèdes

Quand on peut déceler une certaine cause à l'inquiétude, il est utile de donner autant que possible ce que le malade cherche (par exemple l'objet perdu), soulager son mal-être physique, diminution du dérangement par l'environnement. Souvent, il est nécessaire d'expérimenter différentes stratégies pour trouver enfin les causes qui contribuent à cette inquiétude.

Si la déambulation est surtout l'expression de se sentir perdu, alors il peut être aidant que le parent communique qu'il peut comprendre la souffrance du malade et qu'il souhaite faire tout pour qu'il soit en sécurité et rassuré auprès de lui.

La personne démente réagit d'une manière très sensible aux fluctuations d'humeur de son entourage comme l'impatience, l'irritabilité et c'est pour cette raison qu'il est indispensable que le parent soignant prenne soin de lui et trouve des moments de détente, de relaxation.

Commencer ensemble une nouvelle activité ou changer de thème ou de lieu pourrait également diminuer l'inquiétude du malade. Si le parent accompagne le malade durant un petit moment de déambulation, cela pourrait diminuer le sentiment d'insécurité du malade et créer un climat de partage et de solidarité. Souvent, il est alors plus facile de proposer au malade un nouveau but commun.

Il peut s'avérer intéressant de se poser la question de l'effet de restriction du besoin de bouger du malade et s'in ne serait pas préférable de la laisser "courir"?

Dans le cas où le malade s'est éloigné de la maison et reste introuvable, il faut avertir la police et le voisinage et leur transmettre des informations utiles (description de la personne, habitude particulière, comment communiquer avec elle, …). Le parent devrait en tout cas rester à la maison pour accueillir le malade s'il rentre par lui-même. Au retour, il faut éviter de le couvrir de reproches. En général, la personne démente est effrayée par sa propre "aventure" et il sera important pour lui d'être accueilli affectueusement par son proche.

Extrait et traduit par Sabine Henry du livre « Quand la mémoire nous quitte » du Ministère de la Santé fédérale allemande.

Publié dans le Bloc-Notes (trimestriel de la Ligue Alzheimer) n°34

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