Fiches pratiques
Rester actif (4)
Choix des activités adaptées
Ont du sens non seulement les actions qui sont sensées pour les gens normaux, mais également les activités qui procurent du plaisir, qui détendent et qui rendent joyeux.
Sous cet angle de vue on peut considérer la déambulation du patient tenant un oreiller sous le bras comme une activité sérieuse. Ce n’est pas parce que ça n’a pas de sens pour nous ou parce que ça nous rend malheureux de le voir faire, qu’on devrait l’en empêcher.
Rendre le patient actif, l’animer peut demander du temps et de la réflexion; mais ça vaut la peine car être actif entretient les capacités restantes et le bien-être du patient et par conséquent soulage l’entourage familial.
Néanmoins il serait utile de réfléchir et où trouver la patience et la force pour occuper et animer la personne en dehors du cadre familial. Des offres telles que l’accueil de jour (voire de nuit) peuvent rendre de grands services en proposant de multiples possibilités d’occupation.
Le principe d’aide
La personne atteinte de démence a besoin du soutien et de la réflexion d’une personne bien portante. C’est ainsi que vaut le principe: autant d’autonomie possible, et autant d’aide que nécessaire. C’est en fonction de « la forme et la capacité » du jour voire du moment du patient que différents degrés d’aide seront offerts. On peut lui proposer uniquement une incitation à agir, lui donner une suite utile de faire, par exemple, lui passer les vêtements dans l’ordre logique pour se vêtir en lui montrant comment s’habiller ou en prenant des séquences de l’habillement en charge.
Certaines tâches peuvent être découpées en séquences du degré de difficulté différent et aussi être adaptées aux capacités correspondantes chez la personne. Exemple: si une dame atteinte de démence n’est plus capable de préparer un gâteau, elle peut néanmoins et sans indication mélanger les ingrédients et dans un stade ultérieur tenir simplement le récipient. Une autre manière d’aider utilement c’est la transformation des activités en une nouvelle manière de se servir des autres pour permettre à la personne de rester active. Dans ce cas, il n’y a pas de limite à l’imagination de l’aidant ni de l’aidé. On peut ainsi changer les règles d’un jeu de société, on peut construire des tours avec un jeu de dominos ou trier des cartes d’après leurs couleurs et non leurs valeurs.Publié dans le Bloc-Notes (trimestriel de la Ligue Alzheimer) n°40

